L'Europe agit pour les jeunes !

L’Europe ne fait rien pour les jeunes ! Vraiment ?

La crise économique a particulièrement touché les jeunes Européens : près d’un jeune actif européen sur quatre (24 %) était au chômage début 2013. L’Union européenne s’est fortement mobilisée pour aider les jeunes Européens à accéder à l’emploi en créant la «Garantie européenne pour la jeunesse» et en renforçant les programmes existants à destination des jeunes, comme ERASMUS+. En février 2019, le taux de chômage des jeunes en Europe est tombé à 14,6 % et le nombre de jeunes chômeurs avait déjà diminué de 2,4 millions par rapport à 2013.

L'Europe agit pour la jeunesse !

La «Garantie pour la jeunesse», une initiative européenne pour aider les jeunes à s’intégrer dans le marché du travail

Lancée en 2013 par l’Union européenne, la Garantie pour la jeunesse permet à tous les jeunes de moins de 25 ans de bénéficier d’une offre de qualité (un emploi, un apprentissage, un stage ou une formation continue) dans les 4 mois suivant la fin de leur scolarité ou la perte de leur emploi. Et ça marche ! Chaque année, depuis son lancement, plus de 5 millions de jeunes s’y sont inscrits et 3,5 millions ont reçu une offre d’emploi, de formation continue, de stage ou d’apprentissage dans les 4 mois.

À travers l’initiative pour l’emploi des jeunes, qui dispose d’un budget de 8,8 milliards d’euros pour la période 2014-2020, l’Union européenne aide financièrement les États membres à mettre en œuvre la Garantie pour la jeunesse. Depuis l’adoption de la Garantie pour la jeunesse, le taux de chômage des jeunes Européens (15-24 ans) (14,6 %) et le taux de jeunes (15-25 ans) ne travaillant pas et ne suivant pas d’études ou de formation (10,2 %) ont atteint un niveau historiquement bas. En tout, plus de 14 millions de jeunes ont déjà bénéficié de ce programme.

En France, cela a notamment débouché sur la création de la «Garantie Jeunes» qui s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui sont sans emploi, ne sont pas étudiants ni en formation, et dont les ressources ne dépassent pas le plafond du revenu de solidarité active (RSA). Au total, plus de 80 % des jeunes Français dans cette situation ont pu participer à des programmes liés à la Garantie pour la jeunesse.

Le programme «Ton premier emploi EURES» : trouve ton premier emploi dans un des États membres !

Le programme «Ton premier emploi EURES» (TPEE) encourage la mobilité des jeunes de moins de 35 ans en les aidant à trouver un emploi, un stage ou un apprentissage dans un autre État membre.

Par ailleurs, les jeunes et les employeurs bénéficient d’une aide financière directe. Celle-ci couvre par exemple les frais liés au voyage en vue d’une installation à hauteur 500 euros. L’aide financière prend également en charge les frais d’inscription à des cours de langues à hauteur de 2 000 euros pour favoriser l’inclusion dans le pays d’accueil. Enfin, les stagiaires et les apprentis bénéficient d’indemnités de séjour, de formations préalables, de tutorats ou encore de services d’accueil dans le pays d’accueil.

ERASMUS+ donne à 4,4 millions d’Européens la possibilité d’étudier, de se former, d’acquérir une expérience professionnelle ou de faire du bénévolat à l’étranger !

Être européen ce n’est pas seulement se déplacer comme on le souhaite pour les vacances, c’est aussi pouvoir partir étudier, faire un stage ou un volontariat dans l’un des 34 pays du programme Erasmus+ !

Le programme a fêté ses 30 ans en 2017 et a permis à 4,4 millions d’étudiants européens d’effectuer une partie de leurs études dans un établissement d’enseignement supérieur dans un autre pays. Aujourd’hui, Erasmus+ offre cette possibilité à tous : étudiants, mais aussi stagiaires, apprentis, professionnels, enseignants, bénévoles

Au total, 9 millions de personnes ont pu partir à l’étranger grâce à Erasmus+ ! La France est d’ailleurs le 1er pays d’envoi, devant l’Allemagne et l’Espagne. En 2018, plus de 49 000 étudiants français sont partis étudier à l’étranger ainsi que 18 000 jeunes en formation professionnelle. Les Compagnons du Devoir ont organisé, grâce au programme Erasmus, la mobilité de 16 000 jeunes apprentis depuis 2004 !

Pour la période 2014-2020, 14,7 milliards d’euros sont consacrés à Erasmus+, soit 1,5 % du budget de l’Union européenne. La France bénéficie de 1,2 milliard pour cette période. En mai 2018, la Commission européenne a proposé de doubler le budget d’Erasmus+ pour la période 2021-2027. Ce budget devrait atteindre 30 milliards d’euros et permettre à davantage de jeunes Européens de profiter de cette chance unique.

ERASMUS+ n’est pas seulement un programme visant à favoriser les échanges culturels entre les peuples européens, c’est aussi un vrai plus pour les compétences et l’employabilité des jeunes. Avoir effectué un séjour ERASMUS+ donne plus de chances d’obtenir un emploi : les jeunes ayant participé au programme sont moitié moins touchés que les autres par le chômage un an après leurs études.

Le Corps européen de solidarité : l’Europe aide les jeunes à s’engager

Le Corps européen de solidarité offre aux jeunes âgés de 18 à 30 ans la possibilité de participer à des activités de solidarité dans un autre pays. Depuis son lancement, en décembre 2016, près de 125 000 jeunes se sont enregistrés sur le site et près de 15 000 participants ont commencé leur activité. Les jeunes issus d’Espagne, de Turquie, d’Italie et de France sont ceux qui se sont montré les plus intéressés par l’initiative.

Les jeunes s’engagent par exemple pour aider des communautés à se reconstruire suite à des catastrophes naturelles, pour aider à l’accueil et à l’intégration des réfugiés ou encore pour répondre à des défis sociaux, tels que l’exclusion sociale ou la pauvreté.

DiscoverEU, l’Interrail pour les jeunes

Ce projet, lancé en 2018, met à disposition des jeunes âgés de 18 ans des titres de transport gratuits (notamment des billets de train) pour leur permettre d’explorer l’UE. Depuis son lancement en juin 2018, 180 000 jeunes se sont déjà inscrits et 30 000 ont été sélectionnés au terme de deux appels à projets. Le troisième doit avoir lieu du 2 au 16 mai. Au total, la Commission compte distribuer 40 000 titres de transport sur l’année 2019.

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